La race du Maine Coon et le concept du OutCross

Les concepts OUTCROSS

Littéralement, “croiser avec l’extérieur”, autrement dit, faire un apport de sang nouveau. On parle aussi de lignées exogames.

Le Maine Coon, comme toutes les races d’animaux domestiques (chat, chien, chevaux… etc) créées par l’homme, est issu de mariages de chats sélectionnés pour certains caractères morphologiques, afin de fixer un type (sans lequel il serait impossible d’établir un standard de la race). Parmi les quelques 200 chats sélectionnés au départ pour créer la race du Maine Coon, certains chats ont été plus utilisés que d’autres, pour les qualités évidentes qu’ils transmettaient à leurs chatons. Cette sélection à partir de quelques chats (au détriment d’autres qui ont petit à petit été écartés de la reproduction), a constitué la base du Maine Coon.

Ce sont les chats dits fondateurs de la race, les fameux “Top 5”, qui ont marqué durablement de leur empreinte les lignées de Maine Coons que nous connaissons et apprécions actuellement.
Les voici, par ordre d’importance de fréquence dans nos pedigrees actuels :

  • Andy Katt of Heidi Ho (environ 20%)
  • Bridget Katt of Heidi Ho (20%)
  • Dauphin de France of Tati Tan (15%)
  • Tatiana of Tati Tan (8%)
  • Smokie Joe of Whittemore (environ 7%)

Ces 5 chats représentent donc à eux seuls environ 70% du pedigree de nos Maine Coons actuels.
A la fin des années 70, un couple mythique, Heidi Ho Sonkey Bill et Tanstaafl Polly Adeline, va parachever le look du Maine Coon, produisant une descendance très homogène sur le plan morphologique et particulièrement spectaculaire, en fixant l’aspect sauvage qui a fait le succès de ce chat. Ces chatons, appelés dans le jargon des éleveurs de Maine Coon, les “Clones” (car ils étaient parfaitement semblables : 91% de Top5 !), forts de leur succès en expositions félines, ont alors été introduits dans la plupart des plans d’élevage des années 80 (ils représentent actuellement environ 40% des pedigrees de nos chats). Cette omniprésence de quelques chats, très typés et plébiscités en expositions, a néanmoins induit un effet moins souhaitable sur le plan de la viabilité de la race: une diversité génétique réduite.
Vous pouvez suivre le lien ci-dessous qui mène vers un article expliquant comment envisager la variabilité génétique d’une race (texte élaboré pour les chiens de race, mais totalement applicable aux chats).
Conséquences de cette parenté un peu trop proche sur l’ensemble de la race, certaines pathologies (immunodéficiences, cancers, intolérances alimentaires, etc…), mais aussi des tares génétiques (voir la page HCM) se sont peu à peu fixées sur la plupart des lignées, à un degré variable.

Plus d’informations sur l’Outcross : http://www.cooncept.fr/outcross.php